TUNIS, 29 juin 2026 (TAP) – Trois œuvres tunisiennes sont en lice pour les prix officiels de la 7e édition du Festival international du film d’Amman – Awal Film (AIFF), qui se déroulera du 26 juillet au 3 août, parallèlement à un hommage d’envergure nationale dédié au cinéma tunisien, selon la programmation complète dévoilée lundi.
Dans la compétition des longs-métrages arabes de fiction, la Tunisie sera représentée par Where the Wind Comes From réalisé par Amel Guellaty, qui figure parmi huit films sélectionnés aux côtés de productions d’Égypte, d’Algérie, du Maroc, du Liban, d’Irak et du Soudan.
La Tunisie sera également représentée par deux œuvres dans la compétition des courts-métrages arabes : Somewhere I Belong de Youssef Handouse et The Light that Remains de Youssef Guermazi. Cette même section rassemble vingt productions en provenance notamment de Jordanie, d’Égypte, du Liban, du Maroc, d’Algérie, de Palestine, de l’Irak, du Soudan, de l’Arabie Saoudite et de Bahreïn.
Ces trois œuvres nationales rejoignent une sélection compétitive globale de quarante-deux films, qui comprend trente-quatre productions arabes et huit longs-métrages internationaux au sein de la section dédiée aux débuts non-arabes.
Le programme officiel propose une sélection soignée de longs-métrages de fiction, de longs-métrages documentaires et de courts-métrages arabes, ainsi que des longs-métrages non arabes sélectionnés parmi près de 900 candidatures. «Ensemble, ces œuvres reflètent un large éventail de visions artistiques et d’approches cinématographiques, offrant au public jordanien l’opportunité de découvrir des films exceptionnels qui, autrement, ne seraient pas diffusés dans les salles de cinéma locales», indique le festival.
Le cinéma tunisien s’illustre également dans la section des séances spéciales avec la projection de Sophia, la toute dernière réalisation de l’acteur et réalisateur tunisien Dhafer L’Abidine, choisie comme film d’ouverture de cette édition.
Cette présence en compétition et en ouverture s’accompagne d’une section rétrospective spéciale baptisée «Spotlight on Tunisian Cinema» (Pleins feux sur le cinéma tunisien) qui projettera six longs-métrages ayant marqué l’histoire du cinéma national. Le public jordanien pourra ainsi redécouvrir Les Silences du palais de Moufida Tlatli (1994), Satin Rouge de Raja Amari (2002), Making Of de Nouri Bouzid (2006), Hedi de Mohamed Ben Attia (2016), La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania (2017) ainsi que le film plus récent Exile de Mehdi Hmili (2025).
Selon une note officielle du festival, Nada Doumani, directrice de l’AIFF, a souligné que «le cinéma tunisien a développé un langage cinématographique distinctif façonné par l’audace, la réinvention et la nuance, jouant un rôle déterminant dans le façonnement du récit arabe moderne et s’imposant comme l’un des cinémas les plus acclamés à l’échelle internationale dans le monde arabe aujourd’hui».
Elle a également rappelé la présence historique de longue date des cinéastes, des projets et des membres du jury tunisiens, qui ont contribué à certains des moments les plus mémorables de l’histoire du festival.
Au total, cette édition 2026 du festival jordanien réunira une sélection diversifiée de 82 films en provenance de 27 pays, qui concourront pour décrocher l’Iris Noir, la plus haute distinction, qui sera décernée lors de la cérémonie de clôture dans la capitale, Amman.
Le festival Awal Film présente quatre sections compétitives dont trois pour les films arabes (longs-métrages de fiction, longs-métrages documentaires et courts-métrages), tandis que la compétition internationale est dédiée aux films non arabes.
FATY
Source : https://www.tap.info.tn/

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