Par Hatem BOURIAL – Le Temps du mardi 30 juin 2026
Du côté de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs, le travail de préparation de la 39° édition du FIFAK bat son plein. Alors que les candidatures continuent d’affluer, les tendances de la nouvelle session se clarifient avec une intéressante participation internationale et également la présence des clubs les plus actifs de la fédération. La perspective d’accueillir des films d’école et des cinéastes amateurs indépendants enrichit également le programme du festival.
Cette édition du Festival international du film amateur de Kélibia aura officiellement lieu du 23 au 29 août dans un format classique articulé sur les projections et les débats, ainsi que les différents ateliers de formation. Les invités étrangers seront comme de coutume très sollicités, que ce soit pour les jurys ou pour des conférences. Enfin, les partenaires institutionnels du festival sont le ministère des Affaires culturelles et la ville de Kélibia qui renouvellent ainsi leur appui à la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs.
À l’avant-veille de la 40° édition
Cette dernière est à la croisée des chemins créatifs et a su se renouveler en profondeur. Depuis l’émergence des écoles de cinéma dans le paysage formateur, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs a perdu son monopole de fait sur la formation des jeunes cinéastes qui, de plus en plus, suivent des cursus universitaires sanctionnés de diplômes. Toutefois, la dimension expérimentale est clairement restée l’apanage de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs qui accueille en son sein de jeunes talents qui veulent aller plus loin que la formation académique.
En cela, la FTCA maintient une vocation artistique qui la caractérise depuis ses débuts. Faut-il rappeler que de nombreux cinéastes tunisiens à l’instar de Selma Baccar ou Ridha Behi ont fait leurs premières armes dans le sillage du mouvement amateur ?
D’ailleurs, dans un contexte culturel marqué par un recul de la notion d’amateurisme, cette spécificité de passerelle entre deux pratiques fait toute l’originalité de la FTCA et du FIFAK. Pour le moment le travail de sélection continue, alors que le festival dessine encore ses grandes lignes et s’apprête à attribuer ses faucons aux œuvres les plus méritantes à travers un jury national et un autre international. Rendez-vous est pris pour la dernière semaine du mois d’août afin de revivre l’excitation du public, les débats des jeunes cinéastes et l’effervescence des ateliers à la veille de la 40° édition d’un festival qui a su préserver son originalité.
Hatem BOURIAL
Le Temps du mardi 30 juin 2026

Poster un Commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.