LA 6° ÉDITION DU FESTIVAL DU FILM PALESTINIEN À STRASBOURG DU 7 AU 11 AVRIL 2026

Par l’Agence Média Palestine, le 18 mars 2026

Du 7 au 11 avril 2026, le Festival du Film Palestinien revient pour une 6e édition à Strasbourg et dans la région du Grand Est, afin de faire découvrir la diversité du cinéma palestinien au grand public.

Les projections se tiendront principalement au cinéma Star à Strasbourg, ainsi que dans les villes de Mulhouse, Sélestat et Obernai. Le festival est organisé par deux associations engagées de longue date sur la question palestinienne : le Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine, qui rassemble des citoyens de diverses origines et confessions autour d’un engagement commun pour les droits du peuple palestinien, et l’association Culture de Palestine, qui œuvre spécifiquement à la promotion et à la diffusion de la culture palestinienne en France, en utilisant l’art et le cinéma comme vecteurs de transmission.

Pour cette 6e édition, les deux associations proposent une programmation variée : fictions, documentaires, courts et longs métrages, films d’animation et expérimentaux, accompagnés de rencontres avec des réalisateurs et d’une masterclass en partenariat avec l’Université de Strasbourg. Des séances sont également prévues pour les lycéen·nes.

Du 7 au 11 avril, l’hôtel les Citadines Kléber accueillent l’exposition de Dalya Abdalrahman, une artiste palestinienne originaire de Gaza, aujourd’hui en résidence à la Haute École des Arts du Rhin dans le cadre du programme PAUSE. Ses œuvres plongent le visiteur dans la réalité brutale du siège de Gaza : des visages épuisés et endeuillés, marqués par plus de deux ans de guerre, mais qui portent encore les traces de la vie. Dalya Abdalrahman a elle-même vu son atelier et ses œuvres détruit·es pendant la guerre, avant de quitter Gaza pour poursuivre sa création en France. En parallèle, le festival s’ouvre avec From Ground Zero +, une collection de portraits de la vie à Gaza organisée par le cinéaste palestinien Rashid Masharawi, qui sera présent pour échanger. La séance réunit deux films : le premier, Le Clown de Gaza (62 min), un documentaire réalisé par Abdulrahman Sabbah. Il suit un clown de petite taille qui, au cœur de Gaza assiégée, choisit le rire comme arme contre la destruction. Le second, Dream of Farah & Zahra (20 min), réalisé par Mostafa Al-Nabeeh, suit deux jeunes filles : Farah et Zahra. Dans une Gaza ravagée par la guerre, les rêves de Farah et Zahra deviennent un acte de résistance.

Le festival projettera le film Lyd, le 11 avril 2026. Lyd est un long métrage, à la fois documentaire, science-fiction et animation, réalisé par Rami Younes et Sarah Ema Friedland (78 min). Il raconte l’histoire de la ville de Lyd, ancienne cité palestinienne prospère vieille de cinq mille ans, qui fut considérée comme la première capitale de la Palestine en 636. Le film pose une question nécessaire : à quoi ressemblerait Lyd si l’occupation n’avait jamais eu lieu ? Il sera accompagné d’une conférence présentée par Hisham Abu Shahla, chercheur en sciences politiques.

Le festival se conclut sur L’Anniversaire de Leila, une fiction palestinienne réalisée par Rashid Masharawi (1h11), avec au casting Mohammad Bakri, Areen Omari, Nour Zoubi et Saleh Bakri. Pour le septième anniversaire de sa fille, Abu Leïla n’a qu’un seul souhait : rentrer de bonne heure à la maison pour partager cette soirée en famille. Pourtant, rien n’est simple pour cet ancien juge qui, revenu en Palestine avec la ferme volonté d’aider à la reconstruction de son pays, a dû se reconvertir en chauffeur de taxi. La projection est présentée par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) Alsace.

À travers un post Facebook, l’équipe du festival proclame : «Plus que jamais, il est essentiel de mettre en lumière l’humanité du peuple palestinien». «À travers les films, les Palestiniens apparaissent vivants, portés par leurs sentiments, leurs passions, leurs convictions et leur humour », écrivent les organisateurs, pour qui soutenir le festival, c’est aussi «soutenir la mémoire, la dignité et la transmission d’une histoire trop souvent niée ou effacée».

Sourcehttps://agencemediapalestine.fr/


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