AMEL GUELLATY RÉALISATRICE DE «BLACK MAMBA», PRÉPARE SON PREMIER LONG-MÉTRAGE (INTERVIEW)

Par Rihab Boukhayatia – www.huffpostmaghreb.com – 14/11/2018

Après avoir parcouru plusieurs festivals internationaux et raflé plusieurs prix, le film «Black Mamba» de la réalisatrice tunisienne Amel Guellaty débarque sur Canal+ Cinéma où il a été projeté pour la première fois le 11 novembre. D’autres rediffusions sont prévues.

«Je suis heureuse et fière que mon film soit acheté par le grand acheteur de films en France», confie-t-elle.

Black Mamba est un court-métrage sorti en 2017, d’une durée de 20 minutes. Il raconte l’histoire de Sarra, jeune fille de la classe moyenne de Tunis, qui mène, en apparence, la vie ordinaire que sa mère lui a tracée : elle prend des cours de couture et s’apprête à épouser un gentil garçon. Mais Sarra a d’autres plans inavoués pour échapper à sa vie actuelle.

À travers «Black Mamba», Amel Guellaty souhaitait briser les images manichéennes véhiculées sur l’image de la femme musulmane, en Tunisie, mais surtout en Occident, où on a tendance à la présenter comme forcément soumise, explique-t-elle.
Juriste de formation, la jeune réalisatrice n’avait à priori rien à voir avec le cinéma, mais c’était sans compter sa passion pour cet univers. Une passion qu’elle a exercée au départ en se lançant dans la photographie. «La photographie me permet d’avoir des revenus, de vivre, ce n’est pas le cas en étant réalisatrice», affirme-t-elle.

Et d’ajouter : «Pour moi il y a un pont entre la photographie et le cinéma qui se reflète par la sensibilité à l’image, à la lumière, à l’esthétique de l’image».

Amel Guellaty confie pourtant sa volonté de demeurer dans l’univers cinématographique et de faire plus de films : «C’est ce à quoi j’aspire depuis toujours», lance-t-elle.
Après «Black Mamba», elle prépare d’ailleurs un premier long-métrage. Encore en phase de recherche de financement, la jeune réalisatrice confie juste qu’il s’agira d’un road-trip.

Amel Guellaty est optimiste : «Le cinéma tunisien est sur le bon chemin, il évolue. Il y a plus de diversité dans les genres et les thématiques proposées. Nos films voyagent partout et dans les grands festivals à l’instar de Cannes ou Venise. C’est prometteur», conclut-elle.

Son court-métrage «Black Mamba» sera diffusé sur Canal + Cinéma durant ce mois de novembre.

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