CINÉ-HOMMAGE À L’ACTRICE ALGÉRIENNE BIYOUNA

Le cinéma Malraux de Bondy ,en collaboration avec le panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, organise une soirée ciné-hommage à l’actrice algérienne Biyouna qui nous a quittés le 25 novembre dernier, à l’âge de 73 ans, des suites d’une longue maladie.

Cette soirée-hommage s’articule autour de la projection du film «Viva l’Aldjérie» réalisé par Nadir Mokneche, initialement sorti en France le 7 avril 2004. Le journaliste et réalisateur Kamel Azouz sera l’invité d’Amélie Desserre, directrice du cinéma Malraux de Bondy, pour échanger avec les spectateurs après la projection du film. Celui qui fut un ami proche de Biyouna évoquera la carrière de l’icône du cinéma algérien et rendra hommage à la grande artiste qu’elle a été, actrice de cinéma, comédienne de théâtre, chanteuse de music-hall, danseuse et humoriste populaire.

De son vrai nom Baya Bouzar, Biyouna naquit le 13 septembre 1952 à Alger, dans le quartier de Belouizdad (ex-Belcourt), dans une famille modeste où la musique tenait une place importante. En 1973, à l’âge de dix-sept ans, le réalisateur Mustapha Badie la repère et la fait tourner dans son premier feuilleton qui la rendra célèbre : La Grande maison, adapté du roman de Mohammed Dib, où elle interprète le rôle de Fatma. Ce premier rôle la consacrera définitivement dans le cœur du peuple algérien. Durant les années 80 et 90, Biyouna s’illustrera dans différents rôles au cinéma et à la télévision. À l’aube de l’an 2000, elle tournera en France trois films couronnés de succès sous la direction du réalisateur Nadir Mokneche, puis elle s’établira à Paris et enchaînera pièces de théâtre, concerts musicaux et différents films marquants.

Pour le mois de ramadan 2010, Biyouna est l’une des vedettes de la sitcom «Nsibti Laaziza» (Ma chère belle-mère), diffusée sur la chaine de télévision tunisienne Nessma TV. Elle y tient le rôle de Barisa, et reprend le même rôle pour les saisons 5 et 6. Elle co-interprète également le générique de la série avec les acteurs principaux.

Entre 2002 et 2005, Biyouna obtient un grand succès avec la trilogie Nass Mlah City, une série comique ramadanesque réalisée par Djaffar Gacem et diffusée sur la chaine de télévision nationale algérienne.

«Étant natif des années 1970, j’ai connu Biyouna depuis que j’ai ouvert les yeux à Alger. Comme la majorité du peuple algérien, j’ai grandi avec elle devant le petit écran, je l’ai rencontrée la première fois étant jeune journaliste pour la radio algérienne, puis nos destins se sont recroisés à Paris et depuis on ne s’est plus quittés, une solide et sincère amitié nous a liés, j’ai tant appris avec elle, j’ai vécu des moments privilégiés avec Biyouna, des moments de fou rire, de larmes, de dialogue, de doutes et de bonheur intense. Biyouna est un phénomène sans équivalent à travers le monde, c’était une artiste unique, une femme exceptionnelle, généreuse, sensible et libre jusqu’au bout des ongles. Elle était indéniablement une star, mais elle était la star du petit peuple et restera incontestablement la femme la plus aimée en Algérie » confie le journaliste et réalisateur Kamel Azouz.

A.A.


  • CINÉ-HOMMAGE À BIYOUNA LE DIMANCHE 8 FÉVRIER 2026 À 17 H 45 AU CINÉMA ANDRÉ MALRAUX DE BONDY
  • Projection du film «Viva l’Aldjérie» de Nadir Mokneche (2004)
  • Débat animé par le journaliste et réalisateur Kamel Azouz, ami proche de Biyouna
  • Adresse : 25, cours de la République, 93140 Bondy.
  • Téléphone : 0183745719
  • Tarif : 7 euros

Bande-annonce du film VIVA L’ALDJÉRIE :

https://www.youtube.com/watch?v=pM0jva3fS1w


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