JCC 2019 : SÉLECTION DES FILMS  TUNISIENS POUR LES COMPÉTITIONS OFFICIELLES DE COURTS-MÉTRAGES ET LONGS-MÉTRAGES DE FICTION

Communiqué — Sept films tunisiens de fiction ont été choisis pour participer aux compétitions officielles des Journées Cinématographiques de Carthage, JCC 2019, session Néjib Ayed. Le Comité indépendant de visionnage et de sélection des films de fiction a procédé à cette sélection à partir d’une quarantaine de films tunisiens de production récente présentés et répondant aux conditions d’éligibilité dans ces deux catégories.

Le Comité était composé  d’Anissa Barrak (experte en communication culturelle), Emna El Golli (professeur de cinéma et directeur photo), Karim Hamouda (monteur), Hamadi Arafa (réalisateur) et Khemais Khayati (journaliste et critique cinéma).

Quatre courts-métrages et trois longs-métrages de fiction tunisiens seront en compétition officielle des Journées Cinématographiques de Carthage 2019 qui se déroulent du 26 octobre au 2 novembre 2019.

Les trois longs-métrages de fiction en compétition sont «Le Rêve de Noura» de Hinde Boujemaa, «Un fils» de Mehdi M. Barsaoui et «Guirra» de Fadhel Jaziri. Une sélection qui met en avant la diversité et la richesse de la production cinématographique tunisiennes, où les générations et les esthétiques diffèrent pour s’unir dans l’exigence et la qualité.

«Le rêve de Noura» (Noura’s Dream) de Hinde Boujemaa (Tunisie–Belgique), Propaganda Production, 2019.

Premier long-métrage de fiction de la réalisatrice tunisienne Hinde Boujemaa, ce drame de 93 minutes s’annonce déjà comme un franc succès. La fibre intimiste et très engagée de la réalisatrice est portée à l’écran par un casting parfait, avec dans le rôle principal de «Noura» la grande actrice tunisienne «Hend Sabri». Le duo Hend et Hinde offre une œuvre profonde, sensible, ancrée dans la réalité mais d’une universalité saisissante.

C’est le récit du rêve éveillée de Noura (Hend Sabri), une femme  déchirée entre sa passion amoureuse et sa réalité conjugale, entre Imed (Lotfi Abdelli) son mari incarcéré et Lassaad (Hakim Boumasaoudi) son amant. Histoire universelle du choix entre le droit au bonheur et le devoir de soumission.

Le film signe le grand retour de Hend Sabri au festival qui l’a propulsé sur les scènes internationales. La jeune fille du «Silence des Palais», qui a valu à Hend son premier Tanit en 1994, était absente des sélections officielles depuis 2002 et «Les Poupées d’argile» de Nouri Bouzid. «Le rêve de Noura» est un retour aux sources pour Hend Sabri et une rencontre avec une autre grande Hinde, réalisatrice au parcours exemplaire depuis son long-métrage documentaire «C’était mieux demain» (2012) et son court-métrage de fiction multi-primé “Et Roméo épousa Juliette” en 2015.

«Le rêve de Noura» a été présenté en première mondiale dans la section «Découverte» du Festival International du Film de Toronto (TIFF) au Canada. Il est également en compétition dans la sélection «New Directors» de la 67° édition du Festival de Saint Sébastien en Espagne et au prestigieux Festival de Londres BFI.

«Un fils» de Mehdi M. Barsaoui, Cinetelefilms Prod, 2019.

Plus qu’un premier long-métrage, «Un fils» est un véritable voyage intérieur livré par Mehdi M. Barsaoui. Quatre années d’écriture, 23 versions d’un scénario qui synthétise parfaitement l’intensité de l’œuvre du jeune cinéaste. Un film fort avec la paternité comme thème principal. Une œuvre portée par une grande distribution, Sami Bouajila, Najla Ben Abdallah, Youssef Khemiri, Noomen Hamda, Slah Msaddek et Mohamed Ali Ben Jemaa.

L’histoire est celle d’une famille ordinaire et harmonieuse, Farès, Meriem et leur fils âgé de 11 ans. C’est l’été 2011 et la famille, comme le pays, est soudainement confrontée à sa propre déchirure historique et personnelle. Il suffit d’un accident pour que tout soit remis en question. Un film nourri de la vie de son auteur comme de tout son bagage cinématographique. Mehdi M. Barsaoui est un cinéaste de formation mais aussi de famille, de chair et de sang.

Le film qui est en compétition officielle des longs-métrages de fiction aux JCC 2019, a fait sa première mondiale à la Mostra de Venise 2019 dans la section «Orrizonti». «Un fils» a remporté le prix INTERFILM du meilleur long-métrage de fiction et le prix du meilleur acteur a été attribué à Sami Bouajila.

Guirra de Fadhel Jaziri, production NOUVEAU FILM, 2018.

Artiste essentiel et complet, Fadhel Jaziri vit pour la scène et l’écran. Au théâtre ou au cinéma, Jaziri est un fabricant d’œuvres d’art. Il revient aux JCC 2019, après un long silence, depuis «Eclipse» (2016) et «Thalathoun» en 2008. Guirra retrace la vie d’Abou Yazid ibn Khouadway Kadadadi, surnommé «Bouzid Saheb el Himar» (le propriétaire de l’âne). Un homme qui commence sa route en se rebellant contre l’injustice, pour devenir au fil de sa « révolution » un tyran sanguinaire. Le film, qui dure 111 minutes, présente les jeunes talents tunisiens tels que Sara Hanachi, Emna Jaziri, Sami Nasri, Moez Ben Taleb et Ali Jaziri.

Par ailleurs le comité de sélection des films de fiction tunisiens a choisi d’offrir au public des JCC l’occasion de découvrir quatre  jeunes réalisateurs talentueux qui concourent en compétition officielle des courts-métrages de fiction pour les JCC  2019. Les quatres films retenus  sont «True Story» de Amine Lakhnech, «Charter» de Sabry Bouzid, «Fuite» de Youab Dachraoui et «Mirage» de  Faten Jaziri.

True Story de Amine Lakhnech, (Antworks/Ulysson, 2019).

  • C’est un conte merveilleux de 21 minutes qui raconte l’histoire d’un petit orphelin dont le cœur bat très loin de son corps. Sa tante qui tente de briser la malédiction, l’emmène dans un périple fantastique et troublant. Une oeuvre à l’image de son réalisateur, autodidacte passionné. La distribution comprend la talentueuse Lobna Noomene et le regretté Fathi Akkari.

«Fuite» de Youab Dachraoui

  • Le talent ne dépend pas de l’âge ou de l’expérience. Pour le prouver, Youab, le plus jeune réalisateur de cette édition du JCC 2019, livre un court-métrage frais, riche et condensé d’histoires. Entre conte philosophique et roman fantastique, ce cinéphile talentueux de 15 ans présente un premier court plein de promesses.

«Mirage» de Faten Jaziri, Audimage, 2019.

  • Dans un monde qui touche à sa fin, Youssef lutte contre l’oubli en replongeant dans son enfance, avec pour tout bagage une vieille photo. 23 minutes pour dire l’histoire d‘un amour impossible et pourtant nécessaire et héroïque. Faten Jaziri a déjà réalisé un premier court-métrage, «Eveil», en 2017, ainsi que des documentaires tels que «Les conteuses de l’eau» (2017 GIZ)

«Charter» de Sabry Bouzid, 2019.

  • Après une première sélection dans la section Panorama du cinéma tunisien aux JCC 2018, Sabry Bouzid revient en 2019 avec un court-métrage de fiction, « Charter ». Un film poétique, porté par un acteur passionné, Majdi Mastoura et l’écriture délicate de Sabry Bouzid.

 

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